La Planète a mis 500 millions d'années pour transformer le carbone en pétrole. Nous le dévorons en un siècle. Aujourd'hui, on redécouvre l'intelligence productrice des systèmes vivants. Des agriculteurs mettent leut charrue à la casse, arrêtent de labourer, pour laisser revivre une terre qui travaille presque toute seule, sans s'épuiser ni polluer, favorisant la santé écologique locale tout en donnant d'abondantes et saines moissons. C'est l'histoire d'une révolution.
DESCRIPTIF DU FILM
Rien de moins qu'une révolution ! Des paysans bretons, aux prises avec des terres appauvries, lessivées, polluées et polluantes, cessent de labourer pour pratiquer le semis direct. Ils prennent exemple sur les agriculteurs brésiliens qui ont adopté cette méthode il y a des décennies, eux-mêmes inspirés par des agriculteurs états-uniens aux prises avec le Dust Bowl du Midwest dans les années 1930.
Résultat : la terre travaille presque toute seule, sans s'épuiser, sans polluer, favorisant la santé écologique locale tout en donnant d'abondantes et saines moissons. Par conséquent, les paysans ont aussi plus de temps à eux et en profitent pour partager leur expérience avec des agriculteurs d'ailleurs. La contagion par l'exemple, tranquillement, inexorablement.
Ce mouvement, important, révolutionnaire, appuyé par la science est une alternative au système dominant actuel qui a conduit à un appauvrissement des sols, de l'environnement et des paysans.
Un film avec des paysans, fils de paysans, et des vers de terre.
« Les raisons qui peuvent inciter à adopter les techniques culturales sans labour sont diverses : aspects économiques, organisation du travail, raisons agronomiques, environnementales… (…) Le semis sans labour représente environ 30% des blés et près de 40% des colzas, mais la répartition sur le territoire est très variable : plus de 50% des blés en Midi-Pyrénées et moins de 5% en Bretagne. (…) Tous ceux qui ont franchi le cap du non-labour sont assez d'accord pour dire que la mise en œuvre des techniques sans labour est d'abord une épreuve personnelle. Il faut en effet perdre ses habitudes, se remettre en cause, réapprendre à cultiver avec d'autres points de repère, se forger une nouvelle expérience sous le regard parfois amusé de quelque voisin irréductible laboureur. Par-delà les difficultés liées à un profond changement de raisonnement agronomique, c'est aussi une formidable occasion de progresser sur le plan technique. »
Gilles Thevenet, Directeur Scientifique de l'ITCF
http://www.inra.fr/internet/Directions/DIC/ACTUALITES/DOSSIERS/sol/labour03.html
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