En débarquant à Helsinki, un homme se fait voler et frapper à mort. Lorsqu'il reprend conscience, il a perdu la mémoire. Sans argent et sans identité, il est aidé par les SDF de la ville.
A l'instar de Charlie Chaplin, Aki Kaurismäki ne juge jamais ses personnages déshérités. Il n'établit pas de barrière sociale. Par des petites saynètes tendres et irrésistibles, il capte l'humanité de cette communauté de sans-grades, de loosers magnifiques qui ont décidé de sourire à la vie coûte que coûte. Passé maître dans l'art du contre-pied, il ne cesse de jouer avec l'attente du spectateur. Il provoque l'hilarité par de longues séquences muettes dont on attend désespérément la chute. Les dialogues sont rares mais précieux, les gags simples mais savoureux. Malgré le profond optimisme du film, Aki Kaurismäki n'abandonne pas tout discours politique. Avec le parcours de son héros, il stigmatise les dérives d'une société capitaliste qui oublie l'être humain. .Présenté en compétition officielle à Cannes en 2002, L'Homme sans passé a remporté le Grand Prix du jury ainsi que le prix d'interprétation féminine, décerné à Kati Outinen, .
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