Deux jeunes filles vivent à Paris en 1962. Pomme, lycéenne révoltée, Suzanne mère célibataire. Puis
chacune va vivre sa vie, aimer souffrir, travailler, être libre. Elles se retrouvent 10 ans plus tard, au
cours d’une manifestation pour le procès de Bobigny. Un film qui a marqué la génération des
féministes, avec la grâce et la générosité de l’oeil d’Agnès Varda.
Agnès Varda est née d'un père grec et d'une mère française. Après avoir vécu sa petite enfance en Belgique, son adolescence à Sète, puis à Paris, elle occupe un emploi de photographe au Théâtre national populaire, alors mené par Jean Vilar. Elle rencontrera le réalisateur Jacques Demy, son futur époux, dans cette ville.
En 1954, utilisant de sobres moyens, elle crée La Pointe Courte avec Philippe Noiret et Silvia Monfort comme acteurs et Alain Resnais comme monteur. Ce film fera date, car il apporte un souffle de liberté sur le cinéma français. Cinq ans plus tard, elle produit Cléo de 5 à 7, un film sur une chanteuse à la plastique superbe et mortellement malade. Varda produira d'autres films qui feront d'elle, dans les années 1960, l'une des représentantes de la Nouvelle Vague, bien qu'elle s'en défende.
Entre 1968 et 1970, elle séjourne à Los Angeles, où elle produit un film hippie-hollywoodien : Lions love. De retour en France, elle tourne un film féministe et optimiste : L'une chante, l'autre pas. Puis, repartie à Los Angeles entre 1979 et 81, elle tourne deux documentaires : l'un très remarqué sur les peintures murales : Mur murs et Documenteur.
En 1985, Sans toit ni loi, mettant en vedette Sandrine Bonnaire, lui vaut le Lion d'or à Venise.
En 1999, les Glaneurs et la glaneuse est un autre moment important dans sa carrière. Elle y utilise extensivement une caméra numérique, ce qui lui donne l'occasion de réaliser, seule, une œuvre sur le glanage.
En 2002, l'ensemble de son œuvre cinématographique est récompensée par le Prix René Clair de l'Académie française.
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